Cendres funéraires : quelle destination après la crémation ?

Alors que la crémation ne concernait qu’1% des décès il y a 30 ans, plus d’un français sur trois fait aujourd’hui ce choix pour ses obsèques. La législation s’est adaptée à cette tendance qui s’accentue en encadrant la destination des cendres funéraires. Si la conservation à domicile n’est plus possible, il existe encore plusieurs alternatives.

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Quel statut pour les cendres funéraires ?

 

Depuis le 19 novembre 2008, “les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence”. La loi entend par là qu’une urne funéraire est un “objet d’une copropriété familiale, inviolable et sacrée”.

La prise en compte de son devenir est non seulement question de décence au sens où l’entend la loi, mais surtout une obligation juridique. Soit le défunt a exprimé ses volontés par écrit, soit la famille décide si les cendres seront enterrées ou dispersées.

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Inhumation ou dispersion des cendres

 

Depuis 2008, il est donc interdit de conserver des cendres funéraires chez soi. Majoritairement, celles-ci sont dispersées, mais il est aussi possible de créer une sépulture.

Inhumation des cendres funéraires dans un cimetière

Il est possible d’enterrer une urne dans un cimetière en respectant les conditions définies par la commune. Le défunt doit pour cela être soit :

  • résident de la commune ;
  • né dans la commune ;
  • ayant droit d’une concession dans le cimetière.

La concession en pleine terre

Si la famille du défunt dispose déjà d’une concession dans un cimetière, l’urne contenant les cendres funéraires peut être insérée dans le vide sanitaire sans qu’il soit nécessaire de déposer le monument funéraire.

Ce choix est à prendre en compte lors du choix de l’urne. Les Pompes Funèbres de France recommandent un matériau résistant tel que l’aluminium, le granit, voire du bois laqué.

Il est également possible de sceller l’urne sur le monument funéraire. Soumise aux intempéries, celle-ci sera plutôt en granit ou en pierre.

La case de columbarium (ou colombarium)

Les urnes funéraires peuvent être déposées dans les cases de columbarium qui se sont développées dans les cimetières depuis la loi de 2018. Jusqu’à 3 urnes peuvent être réunies dans la même case. Celle-ci est close par une plaque sur laquelle on peut graver le prénom et le nom du défunt ainsi que ses dates de naissance et de décès.

Les cases peuvent également être personnalisées avec un médaillon ou un vase pour fleurir le monument funéraire.

A la fin de la concession, si celle-ci n’est pas renouvelée, les cendres sont dispersées dans le jardin du souvenir du cimetière.

Le prix d’une case de columbarium dépend de plusieurs critères :

  • la taxe locale de dépôt d’urne ; 
  • la durée de la concession pour 15, 30 ou 50 ans ;
  • l’achat de la plaque ;
  • les frais de gravure.

Le caveau familial

Si le défunt dispose d’une concession familiale, l’urne qui contient ses cendres peut y être déposée. Les coûts de gravure dépendent des spécificités du monument.

Attention, même s’il s’agit d’une urne, la commune réclame généralement une taxe de “superposition” qui peut s’élever à plusieurs centaines d’euros.

Le cavurne

Pouvant recevoir jusqu’à 4 urnes, ce type de concession permet la pose d’un monument cinéraire commun à une même famille.

Le coût initial de ce petit caveau est à prendre en compte. Outre l’investissement dans le cavurne, il faut prévoir :

  • le prix du monument, 
  • les frais de gravure, 
  • la taxe de dépôt d’urne,
  • ainsi que la concession pour 30 ou 50 ans. 

Inhumer une urne funéraire dans une propriété privée 

L’inhumation des cendres dans une propriété privée est autorisée par la loi. En revanche, il est indispensable d’obtenir une autorisation à la préfecture du département. Il vous sera également demandé l’établissement d’une servitude de passage jusqu’au site d’enterrement de l’urne afin de respecter le droit de recueillement.

Dispersion ou immersion en mer

Avoir la mer pour ultime demeure est une des raisons qui amène nombre de personnes à choisir la crémation. Cette envie doit cependant respecter un certain nombre de règles.

Il convient tout d’abord de respecter la réglementation maritime :

  • la dispersion doit s’effectuer à plus de 300 mètres du littoral
  • l’immersion doit avoir lieu à plus de 6 km (3 milles marin) des côtes
  • dispersion ou immersion sont strictement interdits sur les voies maritimes balisées tels que les chenaux, les parcs de culture ou encore les ports

Le dépôt des cendres funéraires en mer nécessite une déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt.

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